La méthode Montignac

Ce régime est fondé sur deux principes. Le premier rejoint ceux que nous avons évoqués dans ce livre: il s’agit de limiter les aliments ayant un index glycémique élevé. Le second rejoint ceux des régimes dissociés : on ne mélange les glucides ni avec les protéines ni avec les lipides.
Les frustrations alimentaires sont limitées: on peut par exemple manger des pâtes, mais dissociées des protéines et des matières grasses ; on peut manger du fromage, mais sans pain; on peut manger des fruits, mais seulement en dehors des repas… C’est donc un régime que l’on peut suivre longtemps sans trop de difficultés.

Il est vrai que les protéines associées aux féculents sont plus difficiles à digérer. Mais elles sont plus faciles à assimiler si l’on respecte quelques règles simples : si les protéines constituent la plus grosse portion, on peut leur associer un peu de féculents ou des céréales et des légumes. Si les féculents ou les céréales constituent la plus grosse portion, on n’y associe que peu de protéines. La dissociation totale entre les féculents et les protéines peut nuire au rééquilibrage des index minceur et retarder l’amincissement, et parfois le bloquer. Néanmoins, il s’agit dune méthode raisonnable, servie par des produits alimentaires de qualité.

Le régime Weight Watchers

Les personnes qui désirent suivre ce régime s’inscrivent à des groupes auxquels elles participent chaque semaine.
Elles se rencontrent, comparent les résultats de leurs efforts, reçoivent soutien ou félicitations… Côté alimentation, elles se voient remettre un petit carnet dans lequel les aliments sont classés en fonction d’un système de points: une portion de fromage de chèvre frais représente 1,5 point ; 20 g d’abricots secs, 2 points; une part de clafoutis, 5 points; un verre de porto, 2 points; deux tranches de saumon fumé, 2,5 points… Il suffit de combiner ses repas de manière à absorber en moyenne 18 points par jour (un peu plus ou un peu moins en fonction de votre corpulence, de votre taille et du nombre de kilos que vous avez à perdre).

L’association qui a mis ce régime sur le marché ne livre que peu d’informations sur la logique qui préside à l’attribution des points mais le système d’encadrement psychologique convient aux personnes qui ont du mal à modifier seules leur manière de manger.

Manger cru: est-ce bon pour la minceur?

Manger certains aliments crus, c’est bon pour la santé. C’est même indispensable, car nombre de nutriments (vitamines, enzymes, fibres, minéraux, acides gras…) sont détruits ou fortement modifiés par la cuisson. Mais l’implication directe du «cru» dans la minceur n’a pas de sens au niveau biologique.

Certaines théories nutritionnelles recommandent de manger tous les aliments crus (crudivorisme) pour entretenir la santé et lutter contre certaines maladies. C’est un non-sens scientifique et humain. N’oublions pas que l’homme a eu des difficultés à apprivoiser le feu et qu’il a mis plusieurs milliers d’années pour concocter des recettes lui permettant de métaboliser certains aliments. La encore, la solution réside dans le juste milieu : le tout cru est aussi stupide que le tout cuit.

C’est la cuisson des viandes qui a permis, pendant des siècles, de consommer les animaux en se protégeant contre certaines maladies qu’ils transportaient. Indéniablement, la cuisson sécurise certains aliments et permet une meilleure assimilation de certains autres.
Côté minceur, manger cru ne fait donc pas plus maigrir que manger cuit. Une fol encore, c’est l’impact métabolique des aliments (et de la façon dont ils sont cuisinés) qui a le dernier mot. Mieux vaut focaliser votre attention sur l’équilibre et les SLIM-data de vos repas, tout en continuant à les composer naturellement d’une partie raisonnable de
cru (les entrées, les fruits…) et d’une partie plus importante de cuit.

Les régimes hyperprotéinés

Comme leur nom l’indique, les régimes hyperprotéinés privilégient massivement l’apport en protéines. Selon les cas, il est conseillé soit de privilégier (ou même de manger exclusivement) des aliments à forte teneur en protéines (viande, poisson, œufs, laitages…), soit de se nourrir en partie de sachets-repas contenant des protéines pures (aromatisées) à diluer dans de l’eau ou du lait. Plusieurs types de régimes se rangent dans cette catégorie.

Si vous persistez à ne pas lui en fournir par l’alimentation, le corps se voit contraint d’appliquer son plan d’urgence: déstocker sa propre graisse afin de la transformer en sucre (la réserve en sucre du corps est tellement minime qu’elle permet de tenir au plus quelques heures). Donc, on maigrit! Cette nouvelle transformation des graisses en sucres entraîne la production de corps cétoniques. qui agissent sur le cerveau comme des tonifiants légèrement euphorisants. On maigrit en gardant son tonus et sa bonne humeur… Les résultats sont rapides. Mais le corps, plongé en état de déséquilibre, ne peut supporter longtemps cette situation d’urgence.
À l’arrêt du régime, la fatigue s’installe et des pulsions alimentaires réactionnelles. parfois violentes, poussent à consommer en grande quantité ces glucides que l’on avait mis à l’écart. Effet yo-yo garanti!

Mon avis: ce type de régime offre quelques avantages apparents, pour de gros inconvénients cachés! Certes, l’amaigrissement est bien réel et Ton conserve tonus et moral le temps du régime. En outre, le SLIM-data des repas protéines est très bas. car protéines et graisses ont un index inférieur à 40. Mais tout ce régime repose sur un état de déséquilibre métabolique permanent, car la cétose, qui inonde rapidement le cerveau, procure un « faux » tonus moral et une – fausse – vitalité . En réalité, les organes d’élimination sont rapidement surchargés, surtout les reins.
Enfin, dernier inconvénient «de poids»: le cerveau garde en mémoire cette privation de sucre et vit la cétose comme une période de disette. À l’arrêt du régime, le faux tonus s’effondre, et le cerveau induit alors une douce boulimie de sucre. La reprise des kilos est donc aussi rapide que l’avait été la perte, avec la plupart du temps quelques kilos
supplémentaires.

La rapidité de la perte de poids Jusqu’à 1,5 à 2 kg par semaine) explique le pouvoir de séduction de ce type de régime. Mais faites attention à votre santé: si vous dépasser sept jours de régime consécutifs sans suivi médical, vous risquez de « décompenser – physiquement aussi bien que nerveusement, et de fatiguer inutilement vos reins.
Ne dépassez pas deux sessions hyperprotéinées de sept jours par an. Pensez à boire beaucoup d’eau pendant ces sessions, de façon fractionnée. En fait, ce régime est utile seulement pour les grands obèses, qui le suivent en milieu hospitalier en bénéficiant d’un suivi biologique, physique et psychologique constant.

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